Activité du projet EPRM · 3 mois

Le Challenge EPRM

Un challenge de trois mois pour les organisations de la société civile du sud de la RDC.

Les organisations locales produisent déjà des connaissances précieuses sur le secteur minier. Le Challenge récompense celles qui les organisent, en gardent le contrôle et les mettent au travail.

Civil society organisation members at a project training session, practising how to record mining-sector information
Le Challenge en bref
  • 3mois, de juillet à septembre 2026
  • 5prix finaux, un lauréat par catégorie
  • 100%de contrôle : vos données restent les vôtres
  • 0frais : gratuit, sans obligation
La Sentinelle in dialogue with community members at an open meeting in Manono

Qui contrôle son information contrôle sa capacité à décider, à négocier et à grandir.

Le constat

Pourquoi ce Challenge

Chaque jour, les organisations de la société civile documentent ce qui se passe dans et autour des sites miniers : qui opère où, quels risques pèsent sur les communautés, ce qui s'améliore et ce qui ne s'améliore pas.

Aujourd'hui, l'essentiel de ces connaissances finit dans des cahiers, des fichiers éparpillés ou des rapports rédigés pour un bailleur et jamais réutilisés. Trop souvent, elles sont collectées par des acteurs extérieurs, quittent le pays et créent de la valeur pour tout le monde, sauf pour ceux qui les ont produites.

Un schéma bien connu

  • Numérisation à usage unique. Des programmes internationaux demandent aux organisations locales d'alimenter des outils qu'elles ne contrôlent pas, produisant une information qu'elles ne peuvent pas réutiliser une fois le projet terminé.

  • Aucune continuité. Outils propres à chaque bailleur, fenêtres de financement courtes : chaque projet repart de zéro, et chaque base de données meurt avec sa subvention.

  • Efforts dupliqués. Les mêmes organisations remplissent les mêmes questionnaires pour le prochain bailleur, le prochain partenaire, le prochain audit, parce que rien n'est conservé, reconnu ou réutilisable d'un projet à l'autre.

  • Recherche importée. Des ressources sont dépensées pour des chercheurs internationaux de passage, alors que la connaissance existe déjà chez les acteurs qui vivent et travaillent sur place.

  • Partenaires invisibles. Les organisations locales font le travail, mais sont rarement mises en avant, promues ou créditées là où bailleurs et partenaires cherchent.

  • Souveraineté numérique. L'information sur les communautés congolaises devrait être détenue et gouvernée par ceux qui la produisent, pas sur des serveurs et des licences sur lesquels ils n'ont pas leur mot à dire.

Une première dans le secteur

Le travail des organisations locales a de la valeur, et l'information qu'il produit est une ressource à part entière. Ce Challenge est la première initiative du secteur à reconnaître cette valeur dans les faits : un programme d'incitation, soutenu par l'EPRM, qui récompense les organisations pour l'accès aux connaissances qu'elles choisissent de partager, à leurs conditions.

Le Challenge est organisé dans le cadre du projet de diligence raisonnable financé par l'European Partnership for Responsible Minerals (EPRM), mené par Hive et Datastake en partenariat avec La Sentinelle des Ressources Naturelles. Il récompense les organisations qui organisent leur information et choisissent de la mettre au travail. Découvrir le projet

L'outil

Nashiriki, construit avec et pour la société civile congolaise

Nashiriki est une plateforme numérique gratuite. Aucun frais d'inscription, aucune obligation de partager quoi que ce soit avec qui que ce soit.

Enregistrer

Sites miniers, opérateurs, incidents, activités, témoignages : structurés, datés, localisés.

Garder la maîtrise

L'information appartient à l'organisation qui l'enregistre, sur son propre compte. Elle décide de ce qui est partagé, avec qui et quand.

Réutiliser

Compiler une fois, utiliser plusieurs fois : demandes de financement, rapports, dialogue avec l'État et les partenaires.

Être trouvé

Les organisations enregistrées apparaissent dans la recherche publique de partenaires, là où bailleurs, banques et acheteurs cherchent des partenaires locaux crédibles.

Les banques opèrent déjà sur cet écosystème via KOTA, la plateforme utilisée pour l'accès aux services financiers et la formalisation des acteurs de la mine artisanale. Banques et acheteurs peuvent solliciter le regard de la société civile sur des coopératives, des opérateurs et des zones minières. Les organisations dont l'information est bien organisée sont le premier point de contact naturel.

Découvrir KOTA
Les règles

Comment fonctionne le Challenge

Qui peut participer

Toute organisation de la société civile inscrite sur Nashiriki avec un profil complété, un point focal désigné et un partenariat accepté avec La Sentinelle, coordinateur local du projet. L'inscription est gratuite et se fait en une session.

Durée

Trois mois : de juillet à septembre 2026 (dates à confirmer).

Ce qui compte

Seule l'information qu'une organisation choisit de partager dans le partenariat de projet avec La Sentinelle compte pour le Challenge. Tout le reste de ce qui est enregistré sur Nashiriki demeure privé et n'affecte en rien la participation.

Comment fonctionne la notation

Les contributions sont notées automatiquement par la plateforme, sur la qualité plutôt que la quantité : les fiches complètes comptent plus que les fiches minces, les fiches documentées et localisées plus que les fiches vagues, et une contribution régulière sur trois mois plus qu'une précipitation de dernière semaine. La Sentinelle examine les résultats et arbitre les litiges.

Classements mensuels

Publiés par paliers (en tête, en chasse, actif, inscrit) pour que chaque organisation sache où elle en est, sans que l'activité détaillée de quiconque ne soit exposée.

Fair-play

Les fiches dupliquées ou fabriquées entraînent la disqualification. Des vérifications ponctuelles ont lieu pendant le Challenge.

Informations sensibles. Aucune organisation n'est jamais tenue de partager des détails sensibles, par exemple concernant des victimes ou des personnes protégées, pour participer. Les éléments sensibles ont vocation à rester organisés en sécurité dans le compte propre de l'organisation ; c'est exactement à cela que sert l'outil.

Récompenses

Des récompenses chaque mois, cinq prix finaux.

Chaque mois

Recharge de crédit internet pour chaque organisation active.

Chaque organisation atteignant le seuil d'activité du mois (un niveau minimum de contributions de qualité partagées) reçoit une recharge de crédit internet. Ce n'est pas une compétition : chaque participant actif la reçoit, chaque mois.

Prix finaux : cinq catégories, un lauréat par catégorie

CatégorieCe qui est reconnuPrix
Suivi des sitesMeilleure documentation des sites et zones miniersMission de recherche de terrain financée sur des sites stratégiques, avec l'équipe du projet
Documentation des incidentsRapports d'incidents les plus rigoureux et les mieux étayésOrdinateur portable et forfait de crédit internet
RégularitéContributeur le plus régulier sur l'ensemble des trois moisOrdinateur portable et forfait de crédit internet
RéactivitéMeilleures réponses aux demandes d'information des partenaires du projetÉtude de chaîne d'approvisionnement financée, commandée par le projet
Nouveau venuOrganisation la plus solide ayant rejoint Nashiriki pendant le ChallengeOrdinateur portable et forfait de crédit internet

Un prix par organisation. Les deux missions financées sont des missions rémunérées menées avec l'équipe du projet : un fonds de roulement et des références, pas seulement de l'équipement.

Au-delà des prix : les meilleurs contributeurs sont signalés comme champions Nashiriki sur leur profil public, les organisations que bailleurs, banques et acheteurs trouvent en premier.

Questions

Questions fréquentes

Les organisations doivent-elles partager leurs informations ?
Non. Nashiriki est gratuit dans tous les cas. Le partage est toujours volontaire, fiche par fiche. Seule l'information partagée compte pour le Challenge, mais rien n'oblige personne à partager quoi que ce soit.
Qu'en est-il des informations très sensibles ?
Le projet ne cherche pas à les collecter. Les éléments sensibles ont leur place dans le compte privé de l'organisation, organisés et à accès contrôlé ; les y conserver en sécurité fait partie de la raison d'être de l'outil. Ce que le projet recherche, c'est l'information générale sur le secteur : sites, opérateurs, activités, conditions. C'est cette information qui aide acheteurs et banques à s'engager dans le secteur.
Quel est le but de tout cela ?
L'investissement et l'approvisionnement responsable. Acheteurs, investisseurs et banques veulent s'engager dans le secteur minier congolais, mais ils ont besoin d'une information locale crédible pour le faire. Quand la société civile détient et contrôle cette information, l'engagement se fait à ses conditions.
Qui voit les données ?
Uniquement les partenaires avec lesquels une organisation les partage. Par défaut, les fiches ne sont visibles que par l'organisation qui les détient. La recherche publique n'affiche que les informations de base du profil ; tout le reste requiert un accord explicite, partenaire par partenaire.
Comment les organisations peuvent-elles en bénéficier autrement ?
Par la visibilité. Les organisations qui construisent un dossier solide deviennent des champions Nashiriki : visibles des bailleurs et des partenaires, en première ligne quand banques ou acheteurs cherchent un éclairage local, et bien placées pour trouver de nouveaux projets. Un profil Nashiriki est un portfolio vivant du travail d'une organisation.
Est-ce que cela coûte quelque chose ?
Rien. La plateforme est gratuite, la participation est gratuite, et il n'y a d'obligation à aucun moment.
Participer

L'inscription est gratuite et se fait en une session.

L'information doit rester sous la gouvernance de ceux qui la produisent.

Au-delà de ce Challenge

Les acteurs locaux numérisés connaissent leur contexte mieux que n'importe quelle équipe de passage.

Chaque région a déjà ses experts : les organisations qui y vivent et y travaillent. Le Challenge EPRM montre ce qui se passe quand leurs connaissances sont reconnues et récompensées. Bailleurs, acheteurs, chercheurs et institutions publiques peuvent organiser leur propre challenge sur Nashiriki, et mettre la connaissance locale au travail avant de commander une nouvelle enquête internationale.

Organiser un challenge