Qui ils sontUne veille minière, née dans la ceinture cuivre-cobalt
AFREWATCH a été créée en 2013 par des spécialistes congolais des droits humains et des ressources naturelles, qui avaient vu le boom minier transformer le Haut-Katanga et le Lualaba sans transformer les vies alentour. Constituée en association sans but lucratif et dirigée par le directeur exécutif Emmanuel Umpula, elle a bâti sa crédibilité à la dure : en documentant des cas sur le terrain, en nommant les entreprises et en se tenant aux côtés des communautés affectées jusqu'au bout des conséquences.
Sa méthode, c'est la preuve d'abord. Les équipes mesurent la pollution, cartographient les relocalisations et retracent les redevances de développement communautaire que l'exploitation minière est censée financer, puis publient des enquêtes qui mettent des noms et des chiffres sur les préjudices. Ce travail a été repris aussi bien par les institutions nationales que par les partenaires internationaux, et a valu à l'organisation un prix des Nations unies pour les entreprises et les droits humains.
AFREWATCH ne s'arrête pas à la dénonciation. Elle forme les leaders communautaires à défendre leurs propres droits, rassemble d'autres organisations africaines autour de la gouvernance des minerais de la transition, et porte les revendications des communautés affectées par les mines dans les enceintes où l'exploitation minière se décide.